Dans un climat social tendu, la France traverse une triple crise énergétique financière et immobilière. La responsabilité du Gouvernement y est directement engagée. Plus la Droite échoue, plus elle s'entête. Plus elle s'entête, plus elle stigmatise, opposant les Français entre eux.
Après les fonctionnaires et les enseignants, c'est maintenant aux militaires d'être montrés du doigt.
Au nom de la pensée unique et du pouvoir absolu, le doigt sur la télécommande devant des journalistes contraints à avoir le leur sur la couture du pantalon, Nicolas Sarkozy entend maintenant désigner le Président de « France Télévisions ».
La compassion est érigée en méthode de gouvernement tandis que le même Gouvernement impose ses méthodes, élève le ton, mais baisse les impôts des plus riches pour mieux diminuer les services publics.
Au moment où la France préside l'Union Européenne, la dégradation de la situation internationale n'exonère donc pas le Gouvernement de sa responsabilité dans la détérioration profonde de l'économie française. D'ici la fin de l'année, la dette sociale du pays frôlera, en effet, les 100 milliards d'euros et la gestion 2002-2008 est, à elle seule, responsable de près de 80 milliards du déficit cumulé.
Qu'importe puisque les déficits d'aujourd'hui serviront à justifier les régressions de demain.
Malgré les injustices croissantes et le moral des ménages en berne, la Droite utilise son propre échec pour réduire davantage encore le champ de la protection sociale, restreindre plus encore celui de la solidarité nationale.
A l'heure où pour de nombreux Français, les vacances renvoient à des images du passé plutôt qu'à des projets rêvés, chacun sait qu'à tout moment, il peut rejoindre la longue cohorte des travailleurs pauvres.
Etrange paradoxe encore d'une mondialisation où désormais faire trente kilomètres pose problème à des millions de familles. D'un côté, la France des Falcone ; de l'autre celle des voitures au garage.
Nicolas Sarkozy avait promis une rupture. La France subit une déchirure. Il avait prôné le changement. Les Français supportent l'écrasement.
JJT

